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lundi 17 décembre 2012

Little Bob Story - 1977 08 22 Emission 'Écoute' Présentée Par A.Dister

                                               
                                                                                      http://www.mediafire.com/?8rb2bq4ummpblzb
                                                                                                          RIP@192 STEREO

Quand j’étais tout petit, l'été, la famille tenait un petit magasin d'antiquités sur la place d'un village
des Charentes Maritimes au bord de la mer, près de Royan. Ville ouverte. Royan ville détruite pendant les
bombardements en 1945. Ville anéantie avec la dernière poche de résistance Allemande. Royan ville neuve.
Avec une cathédrale dans laquelle il faut être entré pour comprendre pourquoi le marché ressemble
a une coquille Saint Jacques et pourquoi le sable était beaucoup plus bouillant a midi, jadis, que maintenant...

Et pourquoi les disques des Stooges et du Mc5, on me les a presque jetés a travers la gueule...
Quand j’étais un petit mal-élevé.

"T'aimes vraiment cette merde?"

Plut tôt, quand J'avais 6 ans, j'attendais sur mon balcon a coté de la gendarmerie que le bon peuple endimanché sorte de la messe, et je leur balançait la poubelle sur la tronche. Chaque dimanche, je leur faisait le coup.Et chaque dimanche, ni eux ni ma mère ne voyaient le coup venir. A croire qu'ils pensaient tous que la branlée de la semaine dernière avait été celle qui m'avait enfin fait rentrer dans ma caboche que c’était mal de faire ça, ou alors peut être tout simplement que tout le monde aimait ça !!


L’être humain est une curieuse bête.

Et moi, a 15 ans, le baba me regardait comme une bête curieuse quand je lui disais que j'avais déjà sur une cassette le premier disque des Stooges que je venais de trouver chez lui et que je l'aimais plutôt beaucoup. Et pour le calmer, je lui disais que j'adorais "I See The Light" sur le "Burgers" de Hot Tuna qui était sur l'autre face. Je lui disais pas que la première fois que j'avais entendu cet album, j'étais devenu fou. Que j'avais barbouillé tout le monde avec l'immense omelette qu'une copine venait de nous servir, et vomi des geysers de mauvais Cognac la nuit entière.

                                                                           

Et pourtant, je lui ressemblais a ce mec. Je croyais a l'amour. J’étais amoureux. Et je me bouffais les couilles. 

"Tu le veux ?"

Oué, je le voulais comme j'aurais voulu oser balancer "R'n'R Animal" par la fenêtre et décapiter avec le couple de touristes Allemands qui passait sur la place quand Jean Michel et Boubouille avaient rapporté "White Light White Heat" ... Oué, je le voulais ce premier album des Stooges. Et le mec me le donnait comme si j'avais voulu bouffer ses peaux de saucisson ou ses croutes de fromages. Ou croquer le contenu de ses points noirs.
Oué, de l'acné on en avait tous et a des tas d'endroits bien variés et plus ou moins visible. Y'a pas que la mal bouffe et la bouffe bio de l'apocalypse pour pouvoir faire de vous une tarte aux fraises ambulante, vous savez? En 1975 aussi on bouffait déjà de la merde et nos bubons brillaient sous la lune en regardant passer les bateaux pétroliers dans l'estuaire en écoutant le premier Doctor Feelgood.

On était des gosses.

Putain d'été pourri pour moi, 1977. J'avais pas eu le droit d'aller a Orange en 1975, ni a Mont De Marsan en 76..
Et le petit espoir que j'avais de pouvoir y aller cet été-la venait de tomber dans les eaux du port de Hong Kong.
Oué excusez du peu. Après une enfance quasi misérable, de mystérieux héritages étant tombés dans l'escarcelle de comtesse la madre, elle avait décidé de ne jamais nous filer un rond mais plutot de nous offrir chaque été un grand voyage. Ok moi ça me déplaisait pas j'aimais deja les trips. Mon papa était représentant de commerce et vivait sa vie sur la route et il préférait la pêche a la ligne aux avions de ligne.

Les 5 et 6 aout 1977, j’étais en train de m'offrir un Radio-Cassette dans mes prix dans un petit magasin de Kowloon. Tellement dans mes prix et tellement pas cher que mon vieux me l'avait offert de sa poche. Pour faire bonne mesure la reine mère avait voulu m'offrir des cassettes pour aller avec le magnétophone.
Les seules K7 de musique Européenne de la boutique, c’était deux des Beatles et une de Gentle Giant. Les Beatles, j'aimais...
Gentle Giant, je connaissait pas. Mon padre voulait prendre un truc Chinois, et commençait a baratiner le vendeur avec les trois mots et demi d'Angliche qu'il connaissait, mais ça avait pas duré. Le vendeur avait pourtant l'air de faire copain avec lui. Ma mom avait pressé le mouvement. Il avait raqué la machine.



Elle avait raqué les cassettes. A Singapour, sur le retour, j'avais demandé "Tyrrany & Mutation" du Blue Oyster cult, en vinyle. Et je l'avais eu.
Ça s'invente pas.

Gentle Giant. Putain, Gentle Giant...

Remarquez cet été la j"étais habitué aux disques de merde. Enfin, disons aux disques qui me faisaient chier...
Quand vous avez droit a juste un petit carton de 25 disques dans la voiture surchargée vous avez intérêt a emporter que des galettes que vous aimez. Je me demande si vous pouvez vraiment réaliser l'effet que ça fait? Même avec un téléphone portable a chier, vous pouvez vous trimballer avec des milliers de chansons... J'ai du mal a imaginer ça.

Donc la réciproque doit être vraie, non?

Pouvez vous concevoir qu'en écrivant cet article j'ai écouté six fois la cassette que je vous donne? Sans me lasser.
A l'époque, je me retenais de la jouer. Pour pas l'user. Et pourtant je l'ai tellement écoutée cette cassette...
Je l'aurais même écoutée sous l'eau. Peut être mon cerveau est grillé. Mais je l'aime bien comme il est, mon
cerveau. Mon cerveau ému d'entendre un gros mec chanter "Tu es Comme Le Rock And Roll. Tu Allumes Mon Feu"...
A l'époque je faisais mes 100 kilo facile... Et j’étais amoureux. D'une fille dodue qui me faisait tourner en
bourrique. Et j'allais être amoureux d'une autre fille, très mince. Qui m'a fait tourner, et qui m'a aimé...

                                                                  

Mais quand je suis rentré de Hong Kong, cette cassette de Little Bob Story enregistrée sur ma radio, le 22 aout 1977, je l'avais pas encore. J'avais 25 disques. Dont les horribles "Yessongs" de Yes et le "Welcome to the Show That Never Ends" d' Emerson Lake & Palmer, et le pas terrible "Live" d'Uriah Heep.
Deux putain de triples albums et un foutu double avec un gros livret que la fille que j'aimais a Bx m'avait supplié-ordonné d'écouter. Et que je m’étais "procurés-volés" avant les vacances. Et ces saloperies que je m’était enfilées religieusement a raison d'une face chaque matin, sans pouvoir en supporter d'avantage, avaient pris de la place dans le carton...
J'avais intérêt a aimer les autres, "Quadrophenia" des Who et "Captured Live" de Johnny Winter, Lionel Hampton...
Ou mes Otis Redding, les premiers Ramones, mon premier Bob Marley, Televison ou "Radio Ethiopia". Par exemple...

Isabelle la bêcheuse pensait tout connaitre, et elle était déjà disparue, si loin derrière moi.
Sophie était tout simplement le vol de retour vers le Rock And Roll, et le soleil levant.

Beaucoup de gens pensent que l'amour coupe les couilles et les ailes.
Je crois sincèrement que ce n'est pas vrai.
L'amour vous rend beau, fort, et plein de vie...

Pourquoi croyez-vous que je recommence a écrire sur ce blog?
Ok, je suis un peu cloué chez moi par les maladies et le manque de fric, mais la ne sont pas les vraies raisons.
Parce-que je suis désespéré et qu'il me tarde de me re-taper des attaques cardiaques en écrivant comme l'an passé?

Mon cul!

C'est pour les beaux yeux de l'amour que je le fais...

En 1977, j'étais un grand romantique.
en 2012, je le suis encore...

En 1977, c'est Sophie qui m'avait inspiré en me faisant me dire qu'a la radio y'avait peut être des trucs bien a
m'enregistrer. J'ai gardé longtemps la page du programme ou j'avais entouré en gras l'annonce de la retransmission.
En 1975, Philippe Garnier avait écrit un article dans Rock and Folk. J'avais acheté le 45t sur Crypto. L'album...
J'avais raté Little Bob a Mont De Marsan. J'allais pas le rater sur les ondes, ni les quatre chansons Live au Centre Américain
enregistrées spécialement pour l'émission "écoute" par Feu le grand Alain Dister! (RIP Mr Dister)


                                                                      

Pouvez vous imaginer comment j'ai attendu ce simple moment ou je pourrais enfin étrenner ma machine?
Comme un putain de calendrier de l'avant !! Et la friture, je m'en souviens, c'est les cloches de l'église...

C'est toujours l'amour qui vous fait faire les plus chouettes trucs, le plus facilement du monde ...

Isabelle est devenue une ouvreuse de cinéma porno qui aime Dire Straits, et Sophie est morte d'une OD en septembre.

J'ai passé quelques fins de saisons a Saint-Georges a regarder les vents de sable balayer les routes de la cote en écoutant
"Paris 1919" de John Cale et "Days" des Kinks au walkman avant de retomber amoureux d'une autre...

Elle parle de ce genre de choses, la musique de Roberto Piazza...

La, je suis en 2012, et je finis cet article en buvant du Jack, en fumant et en toussant comme un con avec les
Rolling Stones live au Tokyo Dome en 1990 a fond en fond sonore...

Je me souviens sans arrêt qu'elle va peut être venir le weekend prochain...

Je me souviens de Petit Bob, et de ses Bâtards Du Blues qui sont venus dans mon bled pourri et qui m'ont nourri, y'a quelques semaines, je me souviens des dames électriques du premier rang qui dansaient, des cris des vieux mecs dans le fond de la salle qui n'avaient peut être pas braillé comme ca depuis des années, je me souviens des sourires radieux des jeunes demoiselles qui shootaient a tout va ce vieux chef indien qui dédicaçait ses disques a ses amis après le concert, et qui parlait a chacun chacune, doucement, comme un beau, fort, bon et doux parrain...

                                                                             



Merde, quel grand et chaud souvenir...

Et que ceux qui le rangent dans la Mafia de Johnny et de Dick ou d'Eddie, et qui n'ont peut être pas tort, sachent bien qu'ils feraient bien de ne pas le rater la prochaine fois...

Le Gentle Giant...
Le Grand Chanteur.
Petit Bob.
Cosa Nostra...

@mour
Le Vicomte 

                                                                  




BONDAGE  :

Little Bob  :
http://www.myspace.com/littlebobstory
http://www.littlebob.fr/littlebob_pagesHTML/littlebob_actu.html
http://www.littlebob.fr/littlebob_pagesHTML/littlebob_photos_AlainDister.html
http://www.franceblues.com/freeglobes/single.php?id=363
 
Little Bob Interview le 11 Octobre 2009  :
http://www.rock-interviews.com/pageart.php?page=artistes/LittleBob2&id=32&lang=fr

                                                                        


Alain Dister :
http://www.alaindister.com/
http://www.myspace.com/alaindister/photos
http://www.liberation.fr/ecrans/010184744-alain-dister-passe-backstage
http://fluctuat.premiere.fr/Musique/News/Mort-d-Alain-Dister-photographe-et-journaliste-rock-3215354

Orange en 1975 et Mont De Marsan en 76 et 77  :
http://www.steviedixon.com/Presse/RockEnStock5-punk.html
http://www.steviedixon.com/Presse/Resonance.html
http://orange75.pagesperso-orange.fr/

Skydog  :
http://www.youtube.com/user/skydoginternational
http://www.youtube.com/watch?v=03uho04NkSo&list=UUmCYuUoEsAAy2g0jnDAKlbg&index=2&feature=plcp



                                                                   

PS 1  :

Sur la page Face Book de Little Bob, on apprend qu'il y parle médicaments avec le président, on y apprend avec un sourire que Willie Loco Alexander n'a pas disparu, et on y apprend aussi que pendant que certains se prélassent, Little Bob And His Blues Bastards ont donné un concert de soutien aux activistes de Notre Dame Des Landes  ...
Sur place.
Près des pelleteuses et dans les gaz des lacrymogènes.
Quand ça barde, les bardes doivent pas arrêter de jouer, non?

Mon vieux pote Kévin y vit, et m'a envoyé une petite bafouille il y a un mois  :
(Y'a pas de hasard, comme disait l'autre.)



30/11/12 18:49
SUJET: Des films à propos de la ZAD

Bonjour,

Voici deux petits films réalisés par Caroline sur la ZAD à Notre Dame des Landes

*Un film de "propagande" ;-)  (15 minutes)
https://www.wetransfer.com/dl/7uzl42a9/1439b39880d06de0921c0c3b39e556f04421084ca2afc13fd48e2be8e67a6268d3f580fe6ad77a3

*Un film sur la maison du Tertre, qu'occupait Caroline sur la ZAD (12 minutes)
https://www.wetransfer.com/dl/viMeEnQ3/f2c9756df65a3504b90962f57b6d66ea1c634b5e00fc6f44a405241f3c2b1b1280d4ba546ad8c15

Et un film réalisé par Vincent Lapize, à propos de la Sécherie et des liens qui unissaient les gens qui y habitaient dont votre serviteur... (environ 42 minutes)
https://rapidshare.com/files/2621762314/Sans%20Les%20Murs_CC.mp4

Attention, les liens sur wetransfer ne sont valables que 2 semaines, et le lien rapidshare est parfois surchargé.
N'hésitez pas à me faire des retours
La ZAD est Partout!

Kevin
kevinpierre@free.fr


PS 2  :

C'est long a charger et c'est plutôt lourd. Ils sont cons mes potes... Si tu as une cause a défendre, tu fais pas
des films de 700mo téléchargeables que deux semaines. Tssss... Bon, je vais trouver le moyen de les compresser et vous les donner en archives plus tard sur ce blog... La bise, Kévin...


Notre Dame Des Landes  :

http://www.dailymotion.com/video/xux83c_notre-dame-des-landes-bred-irie-2012-contre-l-aeroport-de-notre-dame-des-landes_news#.UMP9QKxxXTo

http://www.liberation.fr/societe/2012/11/23/importante-operation-d-evacuation-a-notre-dame-des-landes_862470?xtor=EPR-450206

http://breizhjournal.wordpress.com/2012/12/12/affrontements-a-notre-dame-des-landes/

http://comite-pour-une-nouvelle-resistance.over-blog.com/article-l-armee-fran-aise-se-prepare-a-mener-le-combat-urbain-113276758.html













jeudi 5 janvier 2012

v.a - A John Waters Christmas

                                                                                        http://www.mediafire.com/?4ngvmf8eglfdajy

                                                                                                             RIP@192



                                                                                           2011 - K-Do Noël N° 13

Tu n'as même pas la patience d attendre deux heures que Crokus dise a tout le monde ce qu'il y a
dans ton paquet cadeau? Tu refuses de l'ouvrir si je te mets pas de suite sur la voie?
                          
Bon, ben quand j’étais jeune homme, on prenait une impasse pavée de plaques de ciment toutes pétées, comme les chemins qui mènent aux blockhaus de la cote landaise, en plein cœur de ma ville, entre deux immeubles d'une rue encore pavée, et après quelques dédales, on prenait un long couloir sombre comme un intestin qui débouchait sur une cour intérieure, une clairière de béton, une sorte de silo a grains a ciel ouvert, un réservoir d'eau de pluie, une piscine vide, au bout du fond de laquelle il y avait une grande cabane en bois noirci au toit de tôle ondulée, devant laquelle un mec patibulaire mais presque était assis a une table pliante de pique nique et qui tenait la caisse.
Les sièges, c’était de longs bancs de colonies de vacances, et quand ca caillait, ca caillait dur...
Et il fallait le voir pour le croire, le regard de plus en plus dubitatif du mec assis a coté qui se pelotait les couilles avec ses moufles, de plus en plus distraitement, au fur et a mesure que le film défilait.
Vu l'affiche, le pauvre gars avait cru que c’était un film cochon juste un peu plus zarb que d'hab...
 
C'est dans des endroits comme ca qu’étaient projetés les films du génie qui a concocté cette
compilation de chansons charmantes et délicieuses pour que nos oreilles reposent leurs cul sur
un sofa de satin... Confortables comme une dinde farcie dans le four...

J'ai toujours soupçonné ce mec d'avoir enregistré les Stooges dans un Casino Latin...
C'est tout dire...

Peace partout mon frère, et pendant que tu ouvres ton cadeau,  je vais faire comme le gros Père Noël !!!
Je vais aller chier un coup.

@mour
Jean Pierre
http://www.myspace.com/rockarolla17450

 
                                                                   
 TRACK LIST:

    "Fat Daddy" - Fat Daddy
    "Rudolph The Red Nosed Reindeer" - Tiny Tim
    "Christmas Time Is Coming" (A Street Carol) - Stormy Weather
    "Happy Birthday Jesus" - Little Cindy
    "Here Comes Fatty Claus" - Rudolph & Gang
    "Little Mary Christmas" - Roger Christian
    "I Wish You A Merry Christmas" - Big Dee Irwin & Little Eva
    "Santa Don't Pass Me By" - Jimmy Donley
    "Sleigh Ride" - Alvin & The Chipmunks
    "Sleigh Bells, Reindeer And Snow"
    "First Snowfall" - The Coctails
    "Santa Claus Is A Black Man" - AKIM & The Teddy Vann Production Company


DERNIÈRE CRITIQUE GÉNÉRÉE PAR LISABUZZ :

John Waters
A John Waters Christmas

En concert, John Waters se présente dans une quasi-nudité qui pourrait choquer les plus jeunes. La première fois que j'ai entendu A John Waters Christmas, j'ai pleuré. Dans mon bar préféré, DJ rock ne passe que des morceaux de John Waters. 1970s années d'or du surf, du turf et du rock.






                                                                   ...........................

samedi 31 décembre 2011

New Christs - 2011 06 25 Dolmayrac Rad'n'Roll Fest

                                                                                    http://www.mediafire.com/?dcose1g6h7sv2de
                                                                                                            R.I.P @ 256


                                                                                              2011 - K-Do Noël N° 08

Pour faire passer ces moments qui peuvent être bien pénibles que sont les fêtes de fin d'année,
je vais commencer par une blague que m'avait racontée mon amie Isabelle qui travaillait
péniblement a Pole-Emploi, et que je vous avait déjà sortie jadis sur mon myspace, mais dont je
ne me lasse pas...

LES CLOUS A DÉDÉ  :


C'est Dédé qui monte sa boîte pour vendre des clous. Il en parle à son pote.
- Il faudrait que je fasse de la pub pour ma société.
- Attends, moi je bosse au "Poitou Libre"'. Je vais te faire un petit encart.
- Cool. Super !
Le lendemain, Dédé ouvre le journal et horreur ! Malheur !
Il voit Jésus sur sa croix et un petit texte qui dit :
   "AVEC LES CLOUS À DÉDÉ, C'EST POUR L'ÉTERNITÉ !"
Il appelle son pote et lui dit que non, il ne peut pas faire ça. Ça craint trop.
Il faut vite faire un rectificatif.
Son pote est d'accord et lui dit de ne pas s'inquiéter, il va trouver une autre idée.
Le lendemain, Dédé est pressé d'aller jeter un oeuil dans le journal, et là, stupéfaction !!
Il y voit une croix vide et Jésus allongé par terre devant, avec la légende suivante :
   "AVEC LES CLOUS À DÉDÉ, ÇÀ NE SERAIT PAS ARRIVÉ !!"



Merci, Zaboumod !
Et, maintenant , un peu de musique religieuse !!!
A écouter, dans le recueillement, en famille...

                                               


                                                   New Christs - 2011 06 25  Dolmayrac Rad'n'Roll Fest

 Salut tout le monde!
Joyeux Noël!
Bonne Année !
Et un concert des New Christs pour ces Dames et ces Messieurs!

Alléluia!

Non?

Quoi, non..?

C'est vrai que vous venez d'hériter de ce truc que vous ne savez peut être pas ce que c'est...

Leur nom est de circonstance, vous trouvez pas?

C'est pas un nom très baisant, c'est vrai...
C'est même pas eux qui l'ont choisi, en plus...
Mais il le portent...
C'est leur histoire ...
Et c'est une longue histoire...

Et c'est pas moi qui vous la raconterai.
Et c'est pas moi qui va vous forcer a aimer le Rock And Roll Haute-Energie des New Christs...
Mais au moins, vous aurez une occasion de les écouter...

Aprés, vous en ferez bien ce que vous voudrez...
Et vous aurez raison.

Oh rassurez vous, c'est un groupe vivant!
La, je vous refourgue de la viande fraiche!

Je t'en foutrais, moi, du "Bon Vieux Temps"...

Regardez la date de l'enregistrement...
Le printemps dernier...
C'est si loin que ca, pour vous?
Vous vous souvenez même plus de qui vous étiez a cette époque la..?
Tellement vous vivez vite?
Tellement vous prenez le temps de vivre, dans votre bulle..?

Je veux juste vous inviter a découvrir un orchestre qui compte énormément dans ma vie.

Musique Sacrée, que je vous ai dit...
Ouais, Musique Sacrée d'Australie...

"Radio Birdmen, up above,
 Beautiful baby, Steal my love.
 All night.
 Till it blows.
 Away..."
          (The Stooges "I Feel Allright" 1970)

Difficile de ne pas évoquer les Stooges, Iggy Pop, Radio Birdman, si vous ne connaissez pas les New Christs...
Mais si vous lisez ceci, c'est quand même que le bruit sous toutes ces formes, ca vous intéresse un tant soit peu, non?
Donc, Radio Birdman, les Stooges et Iggy Pop, ca vous dit bien quelque chose...

Mais non, je ne vous prend pas pour des abrutis, mais moi je me dis que beaucoup de petites et de petits Françaises qui ne ratent jamais un passage en France d'AC-DC ou d'Iggy Pop et ses Stooges depuis dix ans ou même plus, ne connaissent pas obligatoirement l'histoire de Radio Birdman, pas plus qu'ils ne savent que les Saints ont existé...
Ça ne fait pas d'eux des connasses ou des connards, a mon sens...

Ça fait juste d'eux des gens qui ont raté une nuit d’éclate avec les New Christs dans des conditions plus sympa que dans un stade, et ce pour une somme ridicule...
Et qui auraient pris la même baffe qu'avec Iggy Bite-Nue ou qu'avec Angus Cul-Nu !!!

Mais il y avait peu de chances qu'ils soient au courant de la venue de nos amis ce printemps...

Pour la petite histoire, il faut savoir que la seule interview que les New christs aient jamais eu dans Rock And Folk, c’était il y a une petite dizaine d’années, quand ils avaient du se séparer parce-que leur maison de disques avait fait faillite des la sortie de leur nouveau disque, "We Got This"...

Continuer a électrifier les petits bars, a être grand, la tête haute et avec de petits moyens financiers, ici, on appelle ca être un loser...



Dans le genre l'histoire se répète, faut dire que ce printemps,
    
Jim Dickson - bass, common sense
Stuart Wilson - drums, towel (Remplacé pour ce tour par Paul Larsen des Celibate Rifles)
Dave Kettley - guitar, paella
Brent Williams - guitar, keyboards, deodorant
Rob Younger - vocals, smoked salmon

n'ont pas eu de bol, une fois de plus, parce que leur venue en Europe coïncidait avec la sortie du Best-Of de Nick le Cave qui avait consenti a se déplacer en personne pour donner moult interviews a notre grande presse nationale qui n'a donc pas eu besoin d'en profiter pour parler d'autres artistes Australiens ce mois la, et a salué cet acte créatif impressionnant comme il se devait...

C'est d'autant plus marrant si je vous dis que les New Christs, cette fois ci, ont joué leur dernier album, "Gloria", une partie de "We Got This" et très peu de leurs vieux succès...
A propos de "Hits", vous verrez d'ailleurs sur leur page, que Les Christs sont amis avec un orchestre qui porte ce nom la...
Ce que vous entendez, c'est un peu comme si vous alliez a un concert des Rolling Stones sans qu'ils vous jouent "Satisfaction" ou "Honky Tonk Women"...

Vous avez déjà vu "Les Seins De Glace"?
Mireille Darc y joue une mante religieuse qui rêve d'aller en Australie, la ou les gens marchent la tête en bas...
Et ou ils sortent flinguer un kangourou quand ils sont fin saouls...

"Les Australiens sont de grands enfants très costauds, très gentils, mais leurs nanas ont tendance a danser a poil, bourrées comme des vaches, sur les tables des bars, alors, ca les rend tristes... Y'a beaucoup de flics et de cameras, les Abos qui boivent la pension que leur verse l’état, des mecs qui lèchent des crapauds, et des surfeurs défoncés..."

C'est ce que me disait Donald Fuck, toujours aussi poétique, quand il vivait aux antipodes et qu'il me téléphonait des heures durant, pour pas un rond, parce-que la-bas, il y avait une combine qui permettait de gruger...
Le manager des Stems (Just forgot your name... Didn't forget you... Hope your doin'fine, mate...) et moi avions ainsi de longues conversations alcoolisées au sujet de nos femmes qui venaient de nous laisser tomber comme des merdes.

Aujourd'hui, c'est l'hiver, Noël, et toutes ces merdes...
Il fait froid ce soir et j'écris avec mon chien a mes pieds.

Les visages de femmes aimées s'estompent dans une bouille de brume, se mélangent, posent tout en glissant gracieusement pour la photo floue et grise d'un repas de famille sur-explosé, au gout sans gout de givre et de poussière d'anges... Daddy's Calling...

A chaque Noël, je suis dans mes petits souliers, parce que moi, le petit Jésus, on me l'a appris a coups de trique, comme a beaucoup de gosses de ma génération, et c’était moins aimable que Johnny dans le berceau de la crèche en vitrine de Diabolo Menthe, ou que le EP "Jésus Loves The Stooges", ou que "Jésus Is Allright With Me" des Byrds.. Ou même que la Bible...

J'ai une pensée pour le couple de témoins de Jéhovah qui viennent régulièrement papoter avec moi..
Pour Rowland S. Howard, qui n'aura plus besoin de se taper taper huit heures de route pour aller acheter ses clopes dans son si grand pays...

J'ai une pensée pour Jeremy, le Rocker Grand-Breton pour qui la merde de Marie Laforet était comme du dentifrice et qui nous avait recopié sur de grandes feuilles a carreaux les textes de quelques chansons de "Distemper", en 89, pendant que ses élèves étaient a l'étude, dans le lycée pourri Bordelais ou il donnait ses cours, et que je n'ai pas encore retrouvées, dans le capharnaüm de trucs brulés a moitié consumés que j'ai dans des cartons moisissant au fond de mon garage...

Pas facile de comprendre ce que dit Rob Younger dans ses chansons.
Même les Anglais ont parfois du mal a tout capter... En 1984, sur leur premier 45t (Like a Curse/Sun God), sorti en France par Sonics Records, du Havre, cette constatation nous avait autant frappé que le disque...
De cette date fatidique a "Distemper", leur premier long-jeu, les New Christs de Rob Younger, ex chanteur de feu Radio Birdman, n'ont d'ailleurs sorti que des simples. Un par an. Ni plus ni moins. Économie. Respect. Ne pas sortir d'album tant que l'on est pas certain de son fait. Une leçon bien oubliée, celle-la aussi....

Rob, malgré les années qui ont passé, ressemble toujours et encore a un bébé, et il fait son Shakespeare,
il a tendance a improviser facile, a changer les paroles...
Dans "Burning Of Rome" l'homme au t-shirt noir évoque les paroles du "No More Heroes" des Stranglers, par exemple...
S' il y bien un chanteur voodoo en Australie, c'est lui...

Sur le mur Facebook des New Christs, après la tournée, quelqu'un a demandé s'il existait un bouquin regroupant tous les textes de Rob Younger...En Douce France, on fait plutôt une pétition en ligne pour que Bernard Lenoir, le présentateur de radio, garde son émission à 22h...
Aller a Dolmayrac avec Crokus, Nathalie, Éric Joseph Eulone, et y retrouver Ricardo de l'ex Taverne Zeppelin, après le concert du Barbarella de la Rochelle, ce fut le trip du printemps.
Quel plateau, sur la place du château! Une église en fond de scène. Une vraie. En contrebas.

Quand le "Motorcycle Show" a débarqué, juchés sur leurs solex, on se serait cru au Moyen-Age !
"Bad To The Bone", ensuite... A propos d'os, Johnny Rotten, Selon certains historiens, serait la réincarnation d'un noble Allemand roué jadis...
"Otto" de Toulouse, dont le nom rappelle quelque congrégation, ont fait des miracles dans la cour...

Nous autres manants et nobles gens étions prêts pour les "Nouveaux Christs"...

Ce fut une messe spéciale.
Un galop de chevaux de bataille caparaçonnés, en route pour une charge et la plaine du matin.
Ce fut vraiment chevaleresque, cette marche forcée, toute fatigue oubliée dans des arabesques d’électricité volant au vent... Paul tannait ses peaux et le heaume de Dave a brillé aux étoiles.
Brent a même fait sonner la trompette des Heraults de la misère sur "I come Cheap"...

Rob Younger n'aime pas être enregistré en public.
Il faut être la.
C'est sans doute pour cela qu'a chaque fois que j'enregistre un de leurs concerts, une petite catastrophe se produit, comme lorsque nos amis Arabes font exprès de faire une erreur après avoir fini un tapis, disant que seul Allah est parfait....
Je vous laisse deviner a la fin de quelle chanson, le doigt posé sur le "Stop" de mon magnétophone, afin de retourner vite-fait ma cassette, j'ai éternué, et arrêté la bande par accident, puis remise en marche immédiatement....

Vu que l'album live 2011 enregistré lors de la fermeture d'un vénérable Pub de Sydney édité a tirage limité est désormais épuisé, ce concert quasi intégral ne fera pas "Double-Entendre", mais ravira les aficionados, et leur gagnera peut être de nouveaux convertis...

Rob Younger m'a dit de mettre en ligne ce que je jugeais le mieux...
On dira que la ligne de basse géniale de Jim, les Dieux se la sont gardée pour eux..?

Quand j'ai collé la bise Charentaise aux baladins, ils ont semblé surpris comme des Elfes.
" In Australia, You Don't Even Kiss Your Wife "...

Ils reviendront.
Nous avons besoin de nous réchauffer a leur feu sacré.

Merci.

@mour
Jean Pierre Le Vicomte de Rocka Rolla

http://www.myspace.com/rockarolla17450

  PS :
  Le nouveau 45t des New Christs, " The Ledge" est facilement disponible de par chez nous en ce  moment     même ainsi que d'autres disques du même tonneau sur PISHARK RECORDS.

 

                                      

  New Christs - Live 2011
  (Recorded live at the last Excelsior Hotel show)
  There are limited copies of the New Christs live CD which was being sold on the recent European   tour available now at Music Farmers.
  (http://www.facebook.com/musicfarmers - www.musicfarmers.com)
  There will also be copies available later this week from Citadel, I94 Bar and Mojo.
  These four outlets will be the only place to have it and there are very limited copies   remaining...
  19 juillet 2011


BONDAGE  :

New Christs :
http://www.facebook.com/thenewchrists?sk=info

Impedance Records (Jeb Taylor) :
http://www.facebook.com/impedancerecords

Pitshark Records :
http://fr-fr.facebook.com/pages/PITSHARK-Records/97751720871
http://pitshark.free.fr/shark/index.htm

Celibate Rifles :
http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Celibate_Rifles

Rowland S. Howard :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Rowland_S._Howard

Rad'n'Roll (organisateurs du show) :
http://www.myspace.com/radeltuquet

Annonce du Concert  :
http://www.ladepeche.fr/article/2011/06/21/1111628-dolmayrac-dolmayrad-n-roll-festival-et-de-cinq.html

Chronique du Concert  :
http://www.ladepeche.fr/article/2011/06/29/1117601-dolmayrac-dolmayrad-n-roll-festival.html

Motorcycle Show  ;
http://www.myspace.com/motorcycleshow

Bad to The Bone  :
http://www.myspace.com/badtozebone

Otto  :
http://www.myspace.com/ottofr

Eric Joseph Eulone :
http://www.ejeulone.fr.st/

DJ.STEPH « Mr.Un Million D’albums » MEDJOUB de la CLEF DES ONDES chaque lundi:
http://www.lacdo.org/

RADIO KANGOUROU  ;
http://kangourou.populus.ch/rub/16
http://www.myspace.com/radiokangourou

Diabolo Menthe :
http://www.facebook.com/group.php?gid=134141759949885&v=wall

Rocknfolk Mag:
http://www.facebook.com/profile.php?d=100000527080585&sk=wall


TRADUCTION DE LA BIOGRAPHIE DES NEW CHRISTS PAR GOOGLE TRADUCTION :

Il a été un voyage intéressant puisque Radio Birdman, Rob Younger devant l'homme formé The New Christs en 1984 pour soutenir Iggy Pop sur sa tournée australienne de l'année. Un certain nombre de singles, avec des files d'attente de plusieurs de ses amis a suivi avant que le groupe enregistre et sort son premier album "Distemper" en 1989.

Après la tournée européenne en faveur de la sortie de l'album, le groupe se sépara avant la réforme brièvement en 1990 pour soutenir The Ramones sur leur tournée australienne. Une fois de plus après cette tournée le groupe a pris une pause de trois ans avant que Rob a fait équipe avec le bassiste Christian Houllemare (Happy Hate Me Nots) et Bill Gibson (The Lemonheads, orientale foncé) pour enregistrer ep 'Le piédestal »et« Malheur «mini-album . Ce fut ensuite suivie par la libération de 1997 de «Lower Yourself" de l'album dont la bande une fois de plus tourné en Europe sur le dos d'.

En 2001, The New Christs ont enregistré leur album complet «Nous avons eu cette" mais à cause de problèmes avec le label qui avait initialement commandé l'enregistrement, il faudrait un certain temps avant d'être finalement libérés et à ce moment pour diverses raisons la bande avait de nouveau divisé. Après avoir passé une couple d'années la production des bandes et des tournées avec les réformés Birdman Radio, Rob assemblé la version actuelle de The New Christs en 2006. Ancien bassiste Jim Dickson retourné à la bande et de nouvelles recrues Stu Wilson (batterie), Dave Kettley (guitare) et Brent Williams (guitare) conduisent le groupe dans une nouvelle ère.

Ils se sont dirigés vers l'Europe, en jouant aux admirateurs à travers l'Espagne, la France, en Allemagne et en Belgique tout en gérant à jouer quelques concerts dans leur pays d'origine. Avec la ligne des bandes jusqu'à la plus stable dans l'histoire de The New Christs, ils concocter un tas de nouvelles chansons en préparation de l'enregistrement d'un nouvel album.

En Décembre 2008, le groupe a commencé à travailler sur leurs encore sans titre album complet qui a été prévue pour le lancement mondial de l'impédance des dossiers de l'étiquette au début de mai 2009. The New Christs débutera une tournée européenne en mi-mai en faveur de la libération.

                                              

DERNIÈRE CRITIQUE GÉNÉRÉE PAR LISABUZZ :

The New Christs
Live In Dolmayrac

  Mireille Mathieu ? Non ! The New Christs. Ne vous étonnez pas si Live In Dolmayrac, par sa force rare et ses harmonies gracieuses, vous dégoute des autres disques. Vous prendrez plaisir a vous trémousser en écoutant ce rock endiablé. Les Musclés ont trouvé en The New Christs une  rivalité d'exception.


ETIQUETAS  :

New Christs, Stooges, AC-DC, Iggy Pop, Celibate Rifles, Radio Birdman








                                            .......................................

samedi 10 décembre 2011

Wild Child - 1982 Bordeaux l’Échanson & Salle Des Fetes Du Grand Parc

                                                               


                                                                                  http://www.mediafire.com/?84czqikx9e9iyby
                                                                                                            RIP@128


Frédéric Lemarchand, le bassiste de Wild Child, nous a quitté le 29 février 2012...

Cette nouvelle et déjà ancienne tragédie me fait vous donner enfin, et en une seule fois,
les deux concerts que j ai enregistrés de Wid Child, que beaucoup appellent encore connement,
comme nous seuls autres Français idiots savons l’être, les Stooges de la Canebière....

Pour diverses raisons j'avais plus ou moins décidé d'en finir avec ce blog. Trop "négatif"...
Ce matin, pour je ne sais quelle autre raison que le désespoir, le besoin d’être en paix avec mon
âme et celle de tant de bons fantômes, et finir ce que j'ai commencé, je me remet au clavier pour
sortir cette troisième mouture du texte qui devait venir avec...

J'ai le cœur serré, et raconter le pourquoi le comment je vous les donne avec tant de retard
me semble superflu. J'ai l'impression d’être en pilotage automatique, au mieux...

Ouais Crokus, tu y étais, et c’était nul? C'était un an avant qu'on fasse connaissance, le soir
de la 77ème et dernière de mon émission de radio sur la Vie Au Grand Hertz, le fameux soir ou
toute la Raya a destroyé les locaux, sachant que leur dernier ami dans la place s'en allait...
Tout se tient, tout est relié, et le diable se mord la queue... Il ne rit plus avec nous.
"Marseille, Bouche De Vieille", pas vrai?


Cet hiver de 1982, l'interminable hiver minable du "Rock Français" qui dure depuis l'irruption
d'Elvis Presley (ça avait déjà fait le coup avec le Jazz), en était a ce point mort que chaque
nouvel amour qui arrive fait prendre pour la vérité ultime de votre vie, comme un printemps glacé
au sucre candi et aux yeux vitreux de biche morte-défoncée a n'importe quoi.

Le Rock And Roll fantasmé chanté en Anglais, ou bien le Rock identitaire chanté en français,
j’exagère a peine, choisis ton camps camarade, et vogue la galère...
De Sodome à Gomorrhe. De Charybde en Scylla.
C'était cette époque la...

Ouais, Wild Child, orchestre maudit. Pour sur, ouais. Le genre de truc qui fait mouiller dans les
chaumières du siècle nouveau... Quelle merde pathétique...
Ces temps d'errance étaient nuls, mais au moins, nous étions abrutis de drogues, et on avait ce
quelque-chose comme la chance d'en avoir rien a foutre de vivre un lendemain en lequel on ne
croyait pas. Ceux qui se perdaient pour se perdre savaient qu'ils avaient quand même, aussi fort
que fut leur vœu de mort, l'évidente possibilité de se trouver au passage, et de survivre. Peut-être...
Des types comme Patrick Eudeline ou Taï-Luc payent d'une haine ou d'une adoration
aveugles le prix de leurs éclairs et, par dessus tout, celui d’être encore sur cette terre.
Bien sur, beaucoup d'entre nous sont morts... Et ca continue, le robinet a peste est ouvert en
grand, et bientôt, les trentenaires en vestes de cuir bien nettes ou en costards punk tout bien
choisis seront les seuls dépositaires de la flamme du Rock and Roll et plus aucun vieux ne sera
la pour leur dire de danser leurs gueules. Enfin, le rock sera a ceux qui aiment le travail...

Mais on ne m’ôtera pas de l'idée que c'est toujours mieux de foncer dans le brouillard, naze au
point de ne plus connaitre son pied droit de son pied gauche, plutôt que d'agir comme, en être
pleinement conscient, et trouver ca cool, comme c'est de coutume, en ces belles années deux-mille!
Au frigo de l'histoire, l'acide se conserve, mais ca doit rester volatile, vous savez...
Et quelqu'un devrait d'ailleurs s'en occuper sérieusement...

Qui ne risque rien n'a rien, et a l'époque, ca craignait carrément, mais au moins, on aimait ca.
Voir salement tripper quelqu'un, que ce soit un hippie, un instit en devenir, ou un clone de Sid
Vicious, même de façon bien malsaine, a un concert, ou dans la rue, c’était toujours mieux que le
vide du cœur de ces semblants d'humains sous traitement que je croise partout en 2012, et dans
lequel j'ai de plus en plus envie de sauter...



Donald Fuck était, Dieu seul sait pourquoi, un fan d'Alice Cooper et de Wild Child, et moi, un
sac a vin érudit. Il avait toujours un bout de shit, et des fois, la GS a sa mère qui pouvait,
parfois, avoir des réactions bizarres comme de s’emballer a 110Kmh, direct sur le grand théâtre
de Bordeaux, ou perdre ses freins, une vraie Christine... Et moi, le Vicomte, j'avais toujours
trois-quatre bouteilles de vin rouge et une cassette... On s’était mutuellement donnés nos
surnoms, comme ca, en direct au micro de Radio Cote d'Argent, et quand le dirlo nous avait
demandé nos objectifs, on lui avait répondu d'une seule et même voix d'ado négatif aviné
qu'on allait foutre le feu a la merde. Je ne peux pas relater ici ne serait ce que le 10ème des
infractions et délits que nous avons commis ensemble, quand bien même il y a prescription...
On était ce qu'on peut appeler des sales gosses... Des petites merdes blanches avec assez de
potes Africains et Arabes pour être au courant de ce qui se passait vraiment dans la ville,
mais avec la cervelle trop bousillée pour rêver d'autre chose que d’électricité fulgurante,
comme le tonnerre.



J'avais acheté le 1er 45t de Wild Child, "Stooge Face" a Paris, a New Rose, a cause d'un article
de Philippe Manoeuvre paru dans Rock And Folk, le jour même ou un pote Chinois m'avait fait
chasser mon premier Dragon. La légende veut que 500 exemplaires s'en soient vendus en un week
end, avec le collègue de Mr Jean Pierre "Sex Machine" Dionnet a la caisse pour l'occasion.
Si c'est ce weekend la ou j'y étais passé, je n'en ai qu'un souvenir de fumée aigre-douce.
La pochette rouge sang du Mini Album "Speed Life O'Mind", paru peu de temps après, avait attiré
le regard rose de Donald, et du coup, a nous deux, on avait la totale des Marseillais.
On avait joué "Modern People" et "So Bored" a l'antenne, et aller voir ce qu'ils avaient dans le
bide en concert semblait être une bonne idée. On a du savoir a l'époque pourquoi les Wild Child,
pour leur premier passage a Bx, avaient hérité de ces deux salles la... Un plan merdeux genre
fermeture administrative du Jimmy... C’était une occasion pour nous de foutre les pieds dans la
discothèque la plus connue et évidemment la plus pourrie de la région, le Macumba de Mérignac, et
au petit club de Jazz l’Échanson. Pour le groupe, ce n’était qu'un raté de plus.

Vous avez en mémoire la séquence du "Great Rock And Roll Swindle" ou les Black Arabs jouent?
Remplacez Malcom Mc Laren qui se casse une bouteille sur le crane par un monsieur bien mis d'un
age certain accompagné de sa secrétaire, posés tout deux comme des statues devant leur sceau a
Champagne au premier rang, et l'ambiance sympathique du film par un silence de mort provenant de
trois cents personnes massées sur la piste de danse gigantesque a dix mètres de la scène, et qui
attendent, figés, que ca s'arrette, et vous aurez une idée de ce qu'a donné le show du Macumba.
Y'avait des Travolta et des Jane Fonda partout autour de nous, et les strobos devaient nous
sembler très jolis quand l'organisateur, ayant déjà manifestement calculé sur son boulier que ca
allait lui couter bonbon et ne sachant visiblement pas comment gérer les animaux, nous avait
soudoyés au whisky, et tiré de nous quelque chose comme la promesse de trimballer les Wild Child
le lendemain soir, et sans trop nous en prévenir, par contre, de les nourrir...

                                            

Les meilleurs concerts auxquels j'ai assisté, je les ai rarement enregistrés.
Souvent, il m'est arrivé de tirer a pile ou face si j'embarquais le magnéto ou pas.
Pour le Macumba, on avait même pas du tirer, sachant qu'a l’Échanson, il risquait y avoir plus
d'ambiance. A l'écoute de ces concerts, je mets en place mes souvenirs et je me souviens du
magnétophone avec super ANRS, la bonne blague, et du merveilleux micro stereo JVC qui était
devenu mono après que je me sois battu avec trois sales cons pour les empêcher de me braquer
lors d un tremplin Rockotone quelques jours avant, et que j'utilise la...

Je me souviens aussi de l'ampoule pendue nue au plafond comme une montgolfière en feu a l'envers
qui éclairait les visages de gosses mal grandis crevant la dalle, en plein partage solennel de
leurs derniers Dinintels pour leurs cranes tumultueux serrés de bandanas dont ils goutaient pour
de vrai la triste et fière utilité, dans la piteuse échoppe Bordelaise moisie ou ils avaient étés
logés, quand on les y avait retrouvés... Pas très bath, tout ca...
Donald Fuck et moi, on était partis leur voler quelque chose a bouffer, et tout ce qu'on avait
pu leur ramener, et peut être même que les proprios du supermarché nous avaient laissé faire,
tant ces nouveaux plats instantanés merdiques ne se vendaient pas malgré les campagnes de pub
a la télé, c’était des Bolinos, qui étaient les ancêtres des pots de nouilles déshydratées a peu
prés mangeables qui se vendent de nos jours...
Comme eux, on était des jeunes cons, et comme eux, on avait pas de fric.
Mais nous, on ne savait pas ce que c’était, que d’être sur la route, et de ne pas en avoir rien
a foutre, alors, quand leur batteur nous a prit la tête, pendant qu'on essayait en vain d'allumer
le gaz, comme quoi il sortait de taule, qu'il méritait le respect et une bouffe décente, ou un
truc comme ca, ce en quoi il avait évidemment raison, on avait rien trouvé de mieux a faire que
de préparer les Bolinos a l'eau froide...
Il avait fallu toute l'hilarité de porc alcoolique de Donald Fuck et toute la gentillesse des
trois autres du groupe pour nous empêcher de nous foutre sur la gueule, lui et moi.


La sardine qui bloquait notre vieux port ayant étée tartinée avec du beurre, le batteur avait
pu refaire sa promenade dans la cour au milieu des larsens persistants et des cris d'enfants,
J'avais pu graver la performance sous les voutes de pierre en monophonie aigrelette, prendre
quelques photos, et les bonnes âmes qui devaient être a Toulouse avant l'aube ne comprenant pas
les indications que je leur bafouillais m'ayant laissé en désespoir de cause sur un banc de la
place De Tourny avec mon magnéto attaché a mon bras, je m'était fait ramasser par les flics qui
m'avaient, aussi incroyable que ca puisse paraitre ramené chez moi, non sans m'avoir administré
au préalable quelque saines "jambes de bois", afin de calmer mes ardeurs belliqueuses.

De la a dire que le JVC avait un peu mouru de l’expérience, je crois que oui, et je sais qu'il
était a la réparation pour le retour de Wild Child en ville, un mois plus tard, a la Salle Des
Fêtes Du Grand Parc, en première partie de La Souris Déglinguée, car c'est bien le son de  mon
bon Ghetto-Blaster stereo Sanyo aux micros incorporés que je reconnais la. C'est sa mécanique
qui fait défiler la bande magnétique sur sa tête d’effacement, et quelques micro-secondes plus
tard, sur celle d'enregistrement, et ce sont ses petits doigts électriques qui y dessinent les
sons de cette catastrophe de froid et de folie. La Bande Passante...


Tout les Loups Des Steppes s'y étaient donnés rendez-vous ce soir la...
Ces gros rendez vous avec la perte. D'un bout de cœur, de viande, de conscience, ou d’âme...
Ces rendez vous que l'on sait, que l'on sent, que l'on devine, que l'on porte en nous comme
des graines fertiles et sèches, implacablement vivantes comme soleil de matin ou noir de nuit.
Toutes ces merdes que l'on porte en nous et qui ne semblent plus vouloir sortir .
Boire de l'argile verte, et admettre de temps en temps que votre merde pue, ca ne suffit plus.
En 1982, c’était pareil, mais il trainait dans la rue des opportunités d’électrochocs a pas cher,
et même l'amateur de rock moyen était plus enclin a les essayer qu'a suivre a la lettre la
prescription du docteur de la famille.
La Salle Des Fêtes Du Grand Parc sous acide, ce n’était pas tout les jours, mais ca arrivait.
Et ce soir la, ce fut le cas.

Lou Reed disait que certaines drogues sont nécessaires quand on vit en ville, ne serait ce que
pour fonctionner normalement, comme un animal digne de ce nom...
La Raya Fan Club pensait que gober un Donald était une bonne façon de fêter dignement un concert
de La Souris Déglinguée, et eux aussi avaient raison...
Quand on avait les poches pleines de trips, on avait tendance a en distribuer, ce qui était
toujours plus rigolo que de se shooter, comme on allait être un bon paquet a commencer a le
faire, dans les mois qui allaient suivre...
Distribuer des acides a l’entrée de ce concert punk dans une salle des fêtes glaciale de béton,
elle même entourée de tours de béton, c'est exactement ce que fit "Jambe De Bois", comme
l'appelaient dans son dos ceux qui le craignaient et ceux qui l'aimaient, ce soir la.
C’était comme au restaurant quand on prend le plat du jour sans faire le difficile.
C’était les derniers mois de la curiosité introspective de masse, on va dire...

De grosses têtes de boulons et de longs bouts de vis de métal sortant par endroit du plancher de
la vénérable salle, et m'y étant franchement transpercé la main gauche la veille, Donald et moi
avions partagé mes calmants sur le parking... On était proches de la catatonie baveuse, et on
avait donc pas eu droit a notre Donald a l'entrée. Des copains aux yeux en toupie étaient venus
nous regarder en rigolant alors que l'on était postés comme des santons de part et d'autre du 
Sanyo posé sur un des derniers sièges encore debout derrière la petite table de mixage, et on
avait appris, sans trop de regrets dans l'état ou l'on était, qu'on avait raté un bonbon...
La salle n’était pas bien profonde mais était surplombée d'un grand balcon comme une rizière de
ciment en étages auquel on accédait par deux très larges escaliers majestueux moquettes de rouge
bordeaux bruni par la merde situés de chaque coté a l’intérieur même de la salle, et de par le
hall d'entrée. A part le fait que tout l'avant-scène était bordé par un fossé profond de trois
mètres qui menait au sous sol (quelle idée!), et dans lequel pas mal de danseurs-danseuses sur
rambarde sont tombés, y compris Stiv Bators avec les Lords Of The New Church qui avait du faire
le concert de Toulouse en chaise roulante, c'était un peu comme la photo au dos de la pochette du
"Gravests Hits" des Cramps, La Salle Des Fêtes Du Grand Parc... En beaucoup plus moche.
Mais on l'aimait bien, elle sonnait bien...



Je ne sais pas ce qu'avaient bouffé les Wild Child ce soir la, car ca nous est même pas venu a
l'idée d'aller leur dire bonjour tellement ont était raides, mais si leur fixation Stooges/Doors
pouvait convertir les babas de l’Échanson (comme jadis Magma, Little Bob Story et Ange avaient
fait découvrir "autre chose" a certains sardouphages et c'est a se demander si c’était un bien),
parce-que "Wild Child" c'est le titre d'une chanson de Lou Reed et aussi d'une des Doors, la,
devant un public de punks des squatts fous furieux et défoncés venus pour La Souris Déglinguée,
dont une partie d'entre eux finiront par coller des affiches du FN, ca ne passait pas du tout.
Le groupe a beau se donner a fond et foncer dans le maelström, on entend parfois des choses très
très étranges entre les chansons (dont j'ai du certainement mal noter les titres), couchées sur
la bande comme de vraies expériences paranormales... Je ne parle pas des évidentes "coupures".
Parfois le cri de ferveur du public jaillit d'un coup, puis, comme la crête de bruit blanc d'une
vague de peur, s'engouffre tout aussitôt dans un trou noir de silence... Un puits de cercles..
Parfois un "Sieg Heil" se précipite sur la mouette rieuse de Gaston et la transforme en un gros
Skinhead-oiseau... Gaffe a ton perfecto tout neuf et a ta tronche de premier de la classe, si tu
veut pas que tout ca ait disparu le lendemain sous une Stooge Face de con toute tuméfiée...
On entend un fantastique "Crève!", hurlé a pleins poumons...

Little Jim, le chanteur, disparait dans le mix de temps a autres, faut vraiment monter le volume
pour l’entendre hurler ses badges de Gang War, sa passion, les apparts minables sans puits de
jour dans lesquels je le recroiserai plus tard a Paris, mais son harmonica est clair, et net...
Oué, le son est bien pourri. Bienvenue dans notre Teenage Depression, notre cimetière.
Et démerdez vous a faire sonner ca avec ce dont vous disposez.
Tout est déglingué, et si vous êtes suffisamment dingo pour écouter ce bourbier très très fort,
pendant "Look At Yourself", la caravane de Jim peut infiltrer votre cerveau, et la, comme par
magie, le son devient de la Hi-Fi, et vous êtes mur pour vous rejouer ce concert toute la nuit.
Trente cinq ans cette année que j enregistre des concerts, et cet été c'est mon jubilé, et je me
demande si jubiler en écoutant ce genre de bourrier ne fait pas de moi un être antisocial a vie.

Une fois la cassette retournée, comme ca arrive souvent, le son change encore...
Leeroy s'accorde pas entre tout les morceaux et il a pas vraiment tort. "We Got A Right"...
Le nouveau batteur frappe les vagues de haine et les "Ordure" qui fusent du tableau de
Jérome Bosh qu'était devenu la salle...
Le Blanc, Le Rouge et Le Noir étaient les couleurs de Wild Child, et il y en avait partout...
Des flashes de lumière, du sang par terre, des ombres gigantesques sur les murs...
On savait pas que Wild Child serait le nom d'un groupe de reprises des Doors.
On savait pas que le logo de Myspace ressemblerait désormais a celui des Stooges...
On savait pas que Ron Asheton pouvait mourir.
On savait pas que James Williamson reprendrait du service.
Thierry s’appelait Donald Fuck et Jean Pierre s’appelait Vicomte.
On vivait dans un rêve, et bien évidemment on le savait pas non plus.


La Souris Déglinguée a du jouer avec les lumières allumées a cause des bagarres et de la
violence. Taï-Luc, comme d'habitude, et il n'y en a pas de bonnes, avait été impérial.

J'aurais du la garder, cette cassette... Toutes les trois a dix secondes, les deux tarés postés
derrière nous avaient mit la pose. Thierry et moi, on avait chopé chacun le notre par le colbak
et on les avait collés au mur, le poing prêt a partir, et puis on s'est jeté un regard, on a
regardé les deux déchets de l'espace qui souriaient béatement en pleurant, alors on les a lâchés,
et puis ils ont dégouliné comme des larmes de passé le long de la paroi.
Et puis on est partis. Chez lui. Chez sa mère. Et sur le toit de son garage, en débouchant une
autre bouteille de Jeanlain ou de Sidi Braim, Thierry a dérapé, et Donald Fuck a fini aux
urgences, la main transpercée, comme la mienne, et si vous avez cette photo en final, c'est que
c'est la seule qui reste de cette nuit la, les autres ayant disparu, comme lui, qui s'est évaporé
en Thaïlande depuis le Tsunami...

Ou que tu sois Thierry, sois y bien... Même si notre dernière rencontre avait bien l'air d’être
vraiment la dernière, ce soir, ma main me fait presque souffrir, et j’écoute les Dictators
que tu vénérais, sale con, mon pote... Richie Teeter, leur batteur, comme un de ceux de Wild
Child, vient lui aussi, d'aller voir la-bas si il y est...


Plus on monte haut, plus il faut donner son maximum, laisser derrière soi des choses dont on soit
fier avant que d'aller prendre un peu de repos, cinq ou dix ans plus tard, sinon, difficile de
s'endormir en contant comme des moutons les merdes que l'on a pu faire, sans un sédatif, mec.
Malheureusement, les horreurs que l'on a vues, ou comprises peuvent hanter aussi...
Et pas qu'un peu.

Can't Put Your Arms Around A Memory

Merde, Fred, je te connais pas, je te connaitrai jamais, ton visage est brulé sur les deux photos
que j ai prises de toi quand on s'est croisés il y a un billion d'années, mais, comme les gens qui
t'aiment vraiment nous ont dit a tous que tu étais parti avec classe, il y a une chose qu'il faut
bien que je dise, et c'est que, si beaucoup de ceux avec qui j'ai parlé de toi, entre autres, ces
derniers temps aimeraient être surs de savoir qu'ils pourront en faire autant, j'ai compris aussi
que la plupart d'entre eux n'avaient guère plus de vie en eux que toi qui est mort, et, même pas
pire, que quelques uns rêvaient tout haut, sans même le savoir, d’être carrément a ta place...
Y'a comme une fatigue dans l'air,

"Si tu peux pas refaire le monde, refait au moins ta rue...", me dit chaque jour une amie...
Lui refaire le portrait?  La braquer?  Peindre la merde en rose?



Wild Child, c'est quand dans votre vie tout se dégrade, c'est quand les ombres sur le mur ont
prit le contrôle de votre âme, et vous font danser d’étranges danses, comme un pantin du passé,
alors que vous n’êtes encore qu'un bébé aux grands yeux tout pleins de morve.

Y'a plein de jeunes cons qui naissent chaque jour, de part ce vaste petit monde.
Et putaing, ca, ca fend pas le cœur.
 
@mour
Jean Pierre
http://www.myspace.com/rockarolla17450


PS: "Show Some Respect, Or Fuck-Off" (Pete Townshend)
      Et merci a Jay pour le rip de l'échanson.



BONDAGE   :

Wild Child sur Face Book:
http://www.facebook.com/wildchildspeedlifeomind

Wild Child page sur Rock Made In France :
http://rockmadeinfrance.canalblog.com/archives/2008/08/25/10339318.html

Wild Child LP's Free Downloads :
http://sonsofthedolls.blogspot.fr/search/label/WILD%20CHILD

Raya 80's (Photos-Souvenirs.) :
http://www.facebook.com/pages/Raya-80s/151806148206015
http://www.facebook.com/photo.php?fbid=339466039411808&set=o.151806148206015&type=1

Dinintel :
http://forum.doctissimo.fr/sante/fatigue/comment-trouver-dinintel-sujet_147363_1.htm

Sodome et Gomorrhe :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sodome_et_Gomorrhe.

Charybde et Scylla :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Charybde_et_Scylla

v.a - 1905-2007 Okkulte Stimmen Mediale Musik Recordings Of Unseen Intelligences :  
http://allegory-of-allergies.blogspot.com/2009/10/okkulte-stimmen-mediale-musik.html



The Dictators :
http://www.dangerousminds.net/comments/drummer_for_the_dictators_richie_teeter_r.i.p
http://dffdblog.com/2012/04/11/in-appreciation-of-richie-teeter/
http://nextbigthing.blogspot.fr/ (Wednesday, April 11, 2012)

The Dictators : "Weekend"
http://www.youtube.com/watch?v=RzlPA3-DK_k

Oh weekend
Benny took downs in class
The principal found his stash
His mother's gonna get his ***

Oh Weekend
In his room he'll stay
Dreamin' when he's king he'll say
Everyday is Saturday

Set me free
I might know better when I'm older
But until then
Just give me a sopor for the weekend

Oh Weekend
Bobby is a local punk
Cuttin' school and getting drunk
Eating at McDonald's for lunch

Oh Weekend
Soon he threw up in the store
But if he does it anymore
I'll make him eat it off the floor

Set me free
I might know better when I'm older
But until then
Just give me a sopor for the weekend

Oh Weekend
Time to go a bit insane
Beatin' up the kids from Spain
I'm tired of this social change

Oh Weekend
Flashing rock and roll guitars
Cruising in my daddy's car
I'll do my homework in the bar

Set me free
I might know better when I'm older
But until then
Just give me a sopor for the weekend




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